Aujourd’hui, plutôt que d’aller chez leur nounou, mes enfants sont restés avec moi. Amonbofis est allé à l’école, Numerobis est ici, il joue. Et moi, je réponds aux emails et bosse entre deux.
Nous avons décidé de payer le préavis de la nounou mais de ne pas lui faire faire. Quand j’ai récupéré les enfants vendredi soir, elle était normale. Je lui ai annoncé et elle m’a dit que c’était pas facile parce qu’on s’attache aux enfants et que pour la petite L, sa maman l’avait prévenue 2 mois avant. Oui j’imagine qu’on s’attache aux enfants.
Bref, je suis partie un peu en me disant que j’aurais pu lui laisser les enfants jusqu’au bout. La colère avait l’air passée…
Et puis en fait non, je suis bien avec mes loustics ici. Numerobis est zen et calme. Ca me fait plaisir de ne pas l’avoir vu pleurer ce matin, de ne pas avoir encore vécu l’épisode des pleurs chez la nounou…
J’en ai profité pour discuter avec Amonbofis ce midi aussi, après déjeuner. Première chose qu’il m’a dite en arrivant : pourquoi tu fais pas à manger avant que j’arrive comme nounou fait ? Ah mais mon p’tit bonhomme, je dois encore prendre mes repères. J’ai pas l’habitude de ce rythme de l’école. D’ailleurs quand je suis seule, le midi, je grignote les restes et picore dans le frigo mais j’ai rarement un vrai repas. Ce que je ne ferai évidemment pas à mes enfants…
Du coup j’ai voulu parler avec lui de ces coupures déjeuner chez la nounou. Amonbofis parle facilement quand il se sent en confiance. Et il parle même beaucoup. Je l’ai laissé me raconter qu’il jouait après le repas mais devait ranger les jouets quand il avait finir. Normal. Que son frère sortait tous les jouets. Ce qui ne m’étonne pas. Et puis je ne sais pas comment il est arrivé au fait que la petite L, qui était encore avec eux en juillet, se prenait des fessées quand elle avait des accidents de pipi sur le carrelage.
Et là, je me suis dit que j’allais bêtement croire ses dires et me féliciter de la décision prise.
Je lui ai dit que la nounou n’avait pas le droit. Et il m’a dit « mais si quand même elle était en colère ». Non mon fils, elle n’a pas LE DROIT. POINT.