Une aparté, si vous souhaitez des nouvelles de ceci, c’est réglé pour l’instant avec l’intervention de l’enseignante après lui avoir signalé les soucis.
Avant les enfants étaient de 8h du matin jusque 19h le soir chez la nounou mais le mercredi, j’étais avec eux. C’était lié à nos activités, le fait que j’étais salariée, le temps passé sur les trajets. J’ai quitté mon job, lancé mon activité d’indépendant notamment pour ne plus avoir à faire ces trajets et être plus disponible. J’ai longtemps culpabilisé de ces longues journées passées chez une autre. Le mercredi me permettait de rattraper le temps perdu et de me sentir moins coupable.
En étant indépendante, les horaires chez la nounou sont passées de 8h30 à 17h00, en gros. Ça faisait des journées nettement moins longues (c’était surtout les soirées qui étaient longues en y pensant bien).
Je m’étais fait une joie de ce temps passé avec mes enfants, moments idylliques et idéalisés, rien qu’à nous 3. Je me retrouve aujourd’hui coincée, et prise à mon propre piège. « C’est ton choix » comme dit mon mari. Mon choix qui soulage aussi nos finances.
Ces moments passés à trois sont loin d’être idylliques. Presque 30min que j’ai récupéré mes enfants, j’ai eu le plaisir de les avoir cools 5min dans la voiture. A peine la voiture est rentrée dans l’allée que ça a commencé. Une soirée comme une autre. Numerobis qui chouïne encore et encore. Amonbofis qui crie après son frère. Ça pleure, ça se chamaille et ils ne s’arrêtent jamais.
Et moi je retrouve coincée et prise à mon propre piège entre mon rôle de mère de 7h15 à 8h45, celui d’indépendant de 8h45 à 17h00 pour endosser à nouveau celui de mère au mieux jusque 20h quand le plus petit est couché et 21h quand le plus grand file au lit (avec le papa qui met la main à la patte en arrivant à 19h). Et le week-end, je travaille et si je ne travaille pas, nous nous partageons les rôles. Et si je ne suis pas là, il gère.
Et je craque. Parce que j’en ai assez d’être coincée là-dedans à jongler entre les 2 rôles sans jamais avoir une place rien que pour moi. Parce que ces moments que j’imaginais sympathiques se terminent en hurlements et crises de nerfs parce que je suis fatiguée par le bruit, par ces problèmes qu’ils vivent et que je n’imaginais pas ternir nos magnifiques moments à trois.
Je m’essouffle.
Parfois j’ai envie qu’ils retournent plus chez la nounou, où ils ont un comportement différent (je sais que Numerobis m’hyper-solicite et qu’il se comporte vraiment différemment avec quelqu’un d’autre), pour avoir ces moments rien qu’à moi : un ciné, un spa, un hammam. Souffler, revenir pour prendre du recul sur ce train train quotidien qui est loin d’être ce que j’avais imaginé.
Mais sans culpabiliser qu’ils passent plus de temps dans une autre famille.